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Guide GaultMillau 2006 spécial parrains de Blog-Appétit
Le guide GaultMillau 2006 vient de sortir en librairie, et nous pouvons être fiers de nos parrains, et comme on n'est jamais mieux loué que par soi-même, je suis fier d'avoir choisi ceux-ci. Voyez plutôt.
Eric Sapet 
Eric Sapet était l'an dernier au Mas des Herbes Blanches où il avait 16/20. Il a été embauché par Edouard Loubet pour "démocratiser" le Moulin de Lourmarin où il travaille une ardoise du jour à 40 €. Logiquement, il a rétrogradé à 14/20.
Bernard Rambaud 
Notre dernier parrain reste à 15/20. La conclusion de l'inspecteur du guide : "La carte est aussi aventureuse, maligne et ondulante qu'elle est sage et transparente dans ses tarifs, et la cave a du répondant dans chaque région".
Rémy Giraud 
Rémy conserve sa note de 17/20. Un extrait du commentaire : "Vous rêvez de grandes tables et ne savez laquelle choisir, de peur de ne pas tout comprendre ou d'être déçu ? Prenez l'A 10, sortie 18, direction Mesland puis Onzain, terminus dans cette splendide gentilhommière nichée au fond de son parc et laissez vous guider par Rémy Giraud qui, depuis plus de 15 ans, sort de ses fourneaux des assiettes qui valent inlassablement 17, jamais plus, jamais moins." Ou encore : "Accueil et service : du même acabit que la cuisine, stylé et proche à la fois, il mériterait de faire école".
Michel Portos 
Michel et son équipe passent de 16/20 à 17/20. Un extrait : "Il faut désormais compter avec ce mousquetaire : Michel Portos fait partie du club, on le devinait depuis longtemps, des créateurs qui réfléchissent et font progresser. Les idées ont gagné en clarté, en lisibilité aussi et la réalisation, par conséquent, est plus nette, même si l'impression de bouillonnement, de chantier en construction, très vivifiante, est encore là."
Mais ce n'est pas tout ! Richard Bernard, directeur de la restauration et chef sommelier est promu Sommelier de l'année. "En arrivant à Bordeaux à l'automne 2004, ce Clermontois d'origine quittait une terre familière (ndlr : la Poularde à Montrond les Bains) pour une autre aventure humaine avec Michel portos, qu'il avait connu à Roanne (ndlr : chez Troisgros). En un an, il a notablement fait progresser une cave riche, mais qui accusait quelques faiblesses en Bourgogne et Rhône, (...) passant de 600 à 1 200 références tout en diminuant les immobilisations. Son objectif pour 2006 : des verticales bordelaises affinées et enrichies, et une offre encore plus puissante en vins d'ailleurs, notamment en Madère, qu'il considère comme l'un des tout premiers vins au monde."
Thierry Marx 
Quant à notre deuxième parrain, il passe de 18/20 à 19/20, note qu'il partage avec Olivier Roellinger, Michel Guérard, Michel Bras, Alain Ducasse, Jean-Paul Abadie, Alain Passard, Pierre gagnaire, Pascal Barbot, Guy Savoy et Michel Troisgros, soit seulement 10 cuisiniers, sans oublier Marc Veyrat qui a 2 fois 20/20.
D'autre part, Thierry est nommé Cuisinier de l'année. Je recopie l'intégralité de l'article, fort bien fait au demeurant :
"Quelqu'un d'intelligent, quelqu'un comme Thierry Marx." Cette phrase d'un confrère avec lequel nous nous entretenions récemment pour évoquer, une fois de plus, le devenir de la restauration et de ceux qui y joueraient un rôle, est claire et symptomatique. Il est difficile de dissocier le travail subtil et technique du chef de la vision transversale et contemporaine de l'homme. Ceux qui ne le connaissent que par l'assiette, de Nîmes à Bordeaux, ont une faible idée du cheminement qui mène un chef aussi curieux du monde jusqu'au bar à la rhubarbe, au maquereau banane fumée et risotto de soja. Mais après tout, ce parcours est simplement celui d'un humaniste, ceinture noire de judo qui va sur les tatamis entre deux services, pas seulement pour décompresser, mais pour se perfectionner, au contact des autres, dans un art venu d'un continent qui le fascine, et où il fait de fréquents voyages. "on n'est rien tout seul." Cette affirmation altruiste serait presque étonnante, si on ne le connaissait pas, de la part d'un cuisinier atypique qui s'est forgé dans des expériences très diverses, né à Ménilmontant, para au Liban, médaille d'or de la cuisine artistique à Arpajon et chef à Sydney ou Singapour. Ses modèles en cuisine vont de ses copains Portos et Etchebest à la "street food" des rues de Bankok, sa technique et son imagination lui ressemblent, sans limites. A Cordeillan-Bages, dans son château d'adoption, il a tordu le cou à quelques certitudes bordelaises et mis quelques années à persuader les grands propriétaires qu'il y avait autant de prestige et de distinction dans ces assiettes au savant graphisme que dans les lièvres à la royale et les truffes sous la cendre."
Bravo messieurs les parrains, vive Blog-Appétit !
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